Makeda Ma' Ley

Expression libre   Contribution?   Petite catin cinéphile. Bouquineuse paranoïaque en partant du naturalisme aux brochures publicitaires de magasins discount. philosophe de pacotille aux heures bien arrosées et moraliste bornée dans l'ironie du sort. Passionnée d'art contemporain et de culture étrangère. pianiste ratée. Lauréate de monopoly, théoricienne du je-m’en-foutisme , Optimiste affirmée et Casse-cou ou casse-couille selon votre entendement.

vintagegal:

The Black Venus, portrait of Josephine Baker by Jean-Gabriel Domergue ,1940

vintagegal:

The Black Venus, portrait of Josephine Baker by Jean-Gabriel Domergue ,1940

— il y a 3 semaines avec 943 notes

C’est donc en me dirigeant vers le musée, lorsque je pris un café sur une terrasse que je découvris l’existence de l’art. Nous rîmes de bon cœur, tout heureux de cette récente découverte : l’art existe et rassemble en lui des choses bien réelles que sont les hommes artistes et les œuvres d’art. Qui de la poule ou l’œuf : aucun des deux, de l’artiste ou de l’œuvre, ne peut être sans l’autre. Mais que n’ai-je pris garde de la perfidie de mon ami ! Celui-ci me posa, en effet, une question retorse, que je vous cite de mémoire : « N’y a-t-il pas plutôt des œuvres d’art et des artistes que dans la mesure où il y a art ? ». Mais il me fait quoi lui ! Mais enfin, lui dis-je, comment diable l’art pourrait-il avoir de tels effets ? Si mon ami avait raison, nous devions admettre que ce qui donne à l’artiste et à l’œuvre d’art leur particularité et leur unité était l’art et que cet art provoquait des effets. Mais comment ? Et d’où ? Je quittai précipitamment cet ami déloyal en l’insultant vertement. Il me fallait reprendre cette enquête sur du concret, et à défaut d’un artiste à harceler de questions étranges, je me résolus à entrer dans ce satané musée afin d’y trouver une œuvre d’art à disséquer. On en arrive au sujet.  Mon ticket d’entrée payé, qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? Et comment pourrais-je la reconnaître ? Enfin, ce musée ne devait-il pas regorger d’œuvres d’art ? Mais quoi regarder ? Les murs vitrés ? La jointure des carrelages ? L’alignement des livres dans les rayons de la boutique souvenir ? Juger la disposition des fascicules jonchant le sol ? Me réjouir de la sophistication de l’installation électrique ? Bref, vous vous rendez bien compte de la détresse dans laquelle je pouvais être. Constatant ce spectacle navrant, un guide charmant me pris en charge non sans m’avoir avant demandé si j’avais encore toute ma tête. Nous commençâmes la visite du bâtiment et je m’aperçus rapidement que quelqu’un d’assez maniaque avait pris soin d’aligner dans de grandes salles des cadres de bonne manière qui contenaient tous une image. On me signifia qu’il s’agissait de « tableaux » et j’en pris bonne note. Alors qu’intérieurement je constatais la grande qualité de la moquette, mon guide eût un discours tout à fait incompréhensible en parlant de ces cadres, bien qu’il le fit avec une certaine aisance. Nous continuâmes ainsi jusqu’à l’étage supérieur la partie contemporaine où j’aperçus un cadre qui n’avait aucune image à l’intérieur. Pas de structure, pas de toile, pas de peinture, rien, sinon un cadre. « Un cambriolage ? », demandais-je naïvement. Le guide, à la limite de la politesse, me désigna le panonceau à coté du cadre. Le panonceau indiquait : « Eidos, Essence de l’art : l’art se situe dans l’œuvre, il n’est pas en dehors de l’œuvre. L’œuvre est le lieu propice de l’art ». Je restais perplexe et cela semblait réjouir mon guide. Puis il me dit à peu près en ces termes : « Vous cherchiez une œuvre d’art ? En voilà une. Non seulement c’est une œuvre d’art elle est unique  et ce en raison de l’incroyable manufacture du cadre et de son emplacement original au sein de notre Musée, mais en plus, cette œuvre, par son titre-commentaire, vous montre où regarder pour chercher l’art au sein d’une œuvre d’art. » Puis il partit. À la réflexion, je crois que j’aurais pu mettre ce panonceau à n’importe quoi, l’effet aurait été à peu près le même. Au sein même du musée dédié à l’art, au plus près de l’endroit où se trouve l’art dans l’œuvre, je demeurais toujours aussi aveugle et ignorant. Il me fallait penser, faute d’éléments concrets sur lesquels m’appuyer.

— il y a 3 semaines
#goma  #DRC  #africa  #roadtrip  #road  #road bike  #north kivu  #people  #photography  #style  #street style  #vintage  #un  #united nations 

J’arrivais au Musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg. Je trouvais en chemin un ami et nous décidâmes de prendre un café sur la terrasse disposée par le musée. Lui soumettant mon problème, il me suggéra de m’intéresser à la question de l’artiste, mais nous aboutîmes vite à une impasse. C’est alors qu’une jeune fille très laide traversa la terrasse. Assise à une table proche de la nôtre, une vieille femme aigrie, qui aurait pu être sa grand-mère, s’exclama : « c’est au fruit que l’on reconnaît l’arbre ! ». La sagesse proverbiale est chose remarquable, et sans doute cette vieille femme connaissait les parents de la jeune fille. Mais si je vous raconte cette anecdote, c’est parce que cette vieille femme nous a permis, à mon ami et moi-même, de continuer, là où nous avions alors cru aboutir à une impasse. Si « c’est au fruit que l’on reconnaît l’arbre », l’on peut dire de manière analogue que, c’est au produit que l’on reconnaît le technicien. En ce sens, c’est la production et le produit fini qui font du technicien un maître d’œuvre. L’homme n’est que son projet disait Sartre,  Et nous pouvons affirmer que c’est à l’œuvre que l’on reconnaît l’artiste. C’est donc à l’œuvre, et par son œuvre, que l’on reconnaît l’artiste comme un maître dans son domaine d’art. Le résultat à ceci est que c’est l’œuvre d’art qui fait de l’artiste un artiste. Et pourtant, il n’est pas moins vrai d’affirmer que c’est l’artiste qui fait de son œuvre une œuvre d’art. L’œuvre d’art fait donc de son artiste un artiste et l’artiste fait de son œuvre une œuvre d’art. Autrement dit, le principe de l’artiste, c’est l’œuvre d’art ; le principe de l’œuvre d’art, c’est l’artiste. Il n’y a pas d’artiste sans œuvre, ni œuvre sans artiste. L’artiste et l’œuvre d’art sont ainsi liés par quelque chose qui les spécifie et les rend réciproques dans leur relation l’un à l’autre. Il me parut alors clair que ce quelque chose qui unissait artiste et œuvre devait être l’art.

— il y a 3 semaines
#hotel  #africa  #lake kivu  #gisenyi  #rwanda  #rwandese  #eastside  #east side  #wonderful  #natural  #city  #town  #market  #paradise 

En outre, il y a une rumeur persistante qui colporte le fait que vous pourrez trouver de l’art dans des galeries d’art, au sein de ventes privées, mais aussi dans des magasins, dans les ateliers des artistes, dans votre ordinateur, dans votre sac à dos et même parterre si vous regardez bien la forme des pavés d’une rue piétonne, etc. Un peu partout en somme. Bref, là où il y a de l’activité humaine, il y aura toujours quelqu’un pour vous dire que l’on peut y voir une certaine forme d’art. Il m’a aussi été donné d’entendre dans des documentaires animaliers, que là où la nature façonne quelque chose avec une telle minutie, il s’agit aussi en quelque sorte d’art. Mais je crains que nous ne nous trouvions face à un abus de langage, cachant là quelque créateur à même de façonner de la poterie, la forme effective d’une idée préconçue ou, plus simplement  à une personnification de la nature. Aussi, nous ne nous intéresserons qu’à l’activité humaine proprement dite. Au moins, nous est-il maintenant permis de dire, si peu soit-il, que l’art est quelque chose d’artificiel. En conséquence, nous trouvons de l’art là où il y a le produit d’une technique humaine. Je ne vous ferai pas l’affront de vous renvoyer à l’étymologie grecque qui traduit art par « tekhnè » sachant que vous nous l’avez appris en classe.

— il y a 3 semaines
#north kivu  #goma  #DRC  #africa  #nature  #country  #war  #beautiful  #green  #photography  #art 

 

Si j’ai bien quelques notions me permettant de dire ce qu’est une œuvre, à savoir le fruit ou le produit d’un travail, je dois avouer que la notion d’œuvre d’art m’échappe encore, faute de savoir avec précision ce qu’est l’art. Quant à vous expliquer, c’est-à-dire vous déterminer précisément ce qui est obscur ou vague, il me suffirait de suivre quelques cours sur l’Histoire de l’art, d’aborder avec vous une œuvre et vous la commenter. Mais si vous exigez de moi que ce dont je suis en train de vous rendre compte, en vous l’expliquant, est impliqué par des principes admis et évidents, autrement dit, que cette explication s’inscrit nécessairement au sein de jugements nécessaires, je ne peux que vous faire montre de l’embarras dans lequel votre question m’a plongé. Soit « qu’est-ce qu’une œuvre d’art ? ». Au départ, le mot art désigne toute production accompagnée d’un savoir faire, et donc on ne distingue pas artisan et artiste, l’artiste n’étant qu’un talentueux artisan ajoutant à l’utile le beau.  Mais à partir de la fin du XVIIIème siècle, l’artiste va se revendiquer comme différent de l’artisan en considérant que le travail de l’esprit, la créativité, le caractérisent. Du coup, l’œuvre d’art va se définir par opposition à l’ouvrage d’art. Il est utilitaire, reproductible, anonyme, il est le produit de la nécessité, il appartient au quotidien. À l’inverse, elle est inutile, unique, originale, le fruit d’un désir, signée, faite de matériaux nobles, vouée à être contemplée pour l’éternité. Avec l’art moderne que l’on fait débuter en 1910 avec les premiers papiers collés et l’art contemporain à partir de 1960, au nom de cette même liberté, les artistes vont remettre en question tous ces critères: la notion d’œuvre d’art va être remise en question. Et alors, tout devient possible : l’art éphémère, l’art engagé, l’art industriel,…. il n’y a plus de règles, de contraintes, de définition! Cette évolution explique dès lors la perplexité qu’on peut avoir face à certaines œuvres d’art contemporain. Il est vrai que si hier face à une œuvre d’art on se demander « est-ce beau? », aujourd’hui on se demande plutôt: « est-ce de l’art? ».

— il y a 3 semaines
#african children  #rwandese  #rwanda  #kigali  #road  #poor  #art  #photography  #east side  #africa  #east africa 

Peu de temps après, un homme assez âgé avec des airs de représentant syndical du parti de gauche, vînt tenter de calmer les esprits en rappelant à ses étudiants qu’ils se trouvaient devant le sanctuaire même qui a pour ambition de faire de l’histoire de l’art : la science de l’art et qu’il n’était pas lieu de faire pareil scandale. Ces paroles m’ont bouleversé ! Il y aurait donc une science de l’art ! Une science capable d’expliquer ce qu’est l’art et ce que sont les œuvres dont elle participe !! Tout compte fait, un entretien avec la directrice de l’université était tout bonnement inutile car j’avais ici ma réponse. Et j’aurais pu vous répondre que oui, on peut expliquer une œuvre d’art parce qu’il existe une science de l’art. Attiré par cette bagarre, un homme à moitié fou, s’enjoint à la foule et hurla en son beau milieu que « l’art a plus de valeur que la vérité ! » et que sa fonction n’est pas de produire des œuvres mais « d’embellir la vie ! ». Après ces paroles terrifiantes, il disparut, et tous se regardèrent complètement perplexes. L’homme âgé rentra dans son institut l’air fier et la foule se dispersa me laissant seule avec mon écriteau. Finalement, si l’homme à moitié fou avait raison, une science de l’art était-elle seulement possible ? Pourtant, ne me trouvais-je pas en face de l’institution même qui dispense des cours d’histoire de l’art ? Mais quoi, cet homme, après tout, est à moitié fou et il ne m’importe pas ici de savoir si l’art a plus de valeur que la science. Et pourtant, quand il dit que la fonction de « l’art est d’embellir la vie », nous ne pouvons, je pense, que consentir. Mais, tient, voila que je parle comme si je savais ce que la notion d’art voulait dire…..

— il y a 3 semaines
#nature  #natural  #africa  #corn  #Congo  #Democratic Republic of Congo  #DRC  #goma  #northkivu  #beautiful  #green  #pure 

Alors que je me trouvais sur les marches du parvis du  Palais Universitaire des Beaux-arts doté d’un écriteau porté en collier spécifiant la question que vous m’avez posée, des étudiants se sont regroupés autours de moi et une discussion s’est rapidement engagée avec eux. Après tout, ce ne sont que des étudiants mais tous semblaient avoir une idée très précise de ce que l’on entend par œuvre d’art et tous s’empressaient de  me dire qu’ils apprenaient des méthodes visant à mettre en rapport une œuvre avec son contexte historique, la spécificité d’un artiste dans un mouvement artistique, sa réception, sa critique etc. En bref, « d’expliquer » une « œuvre d’art » au sens le plus commun du terme. Au cours de cette discussion animée, je ne pu m’empêcher de me réjouir à la vue de ces deux étudiants s’empoignant, avec force et virilité, lorsque l’un des deux a proposé une définition de l’art et que l’autre n’était absolument pas d’accord avec lui. Si je confesse cette réjouissance, c’est qu’elle me laissa  penser qu’une partie de la réponse à votre question pouvait peut-être se trouver dans la zone qui provoqua ce combat de boxe. En effet, le plus idéaliste des deux protagonistes affirmait avec force et conviction que l’art est une notion esthétique, qu’il entretient un rapport privilégié avec le beau et que l’œuvre d’art est la forme sensible permettant l’accès à cette idée qu’est le beau, comme une sorte d’absolu donné à l’intuition. L’autre semblait plus pragmatique, alors qu’il étranglait son camarade en affirmant que l’art n’existe pas sinon dans la tête de quelques illuminés, il disait que c’était une notion vide de sens, que les œuvres d’art n’étaient que des œuvres, le fruit de la technique d’un artisan particulier, et que, tout au plus l’art n’était aujourd’hui qu’une notion juridique permettant de protéger un ensemble de biens matériels aux mains de leurs propriétaires respectifs !

— il y a 3 semaines
#me  #my face  #african  #africa  #green  #plant  #rwanda  #hotel  #gisenyi  #hot woman 

Amnistie, grâce ou protection, si on cogite correctement, on n’est jamais nécessairement gracié  des crimes qu’on a commis, ils nous restent dans  la conscience. Mais ce mot a un sens pour notre ego personnel.  Depuis 1999 les seigneurs de la guerre ont rompu ma petite  enfance à Bukavu. Déjà lorsqu’à Kin on parlait de paix et de libération au Nord le mot  barbarie prenait tout son sens.  Depuis 1999,  les seigneurs de la guerre savaient déjà que les femmes de l’est sont vigoureuses et robuste. S’il y a une chose qu’il faut t’apprendre, c’est que  le féminisme en Afrique, ça n’existe pas, c’est une affaire de blanc. La femme africaine est libre depuis la préhistoire, nos société l’on toujours mis au sommet, elle est la reine des abeilles, elle cultive comme personne et pratique l’élevage aussi bien qu’un homme, que ce soit  dans les tribus Luba du Kasaï jusqu’aux Mushi du Sud-Kivu, elle est considéré par nature. Revenons à  ces sales chiens de soldat rwandais qui tellement maigre et alcoolisé demandaient à mes mères de les porter sur le dos pour après, les ensanglantés le vagin à coup de machette. Cynisme de la part de la communauté internationale, mais pas que de ça, la merde dans tout ça, c’est que même mes propres frères ont autant de boue dans les yeux que celle que s’appliquaient mes sœurs de l’est pour ne pas se faire repérer  par les Maï-Maï dans la forêt aux heures tardives. Cobalt, coltan , cuivre… la malédiction des 3C je l’appelle , ce cadeau empoisonné, je préfère que les occidentaux l’emporte le bouffe en baguette à l’ancienne  , en hamburger et bientôt en rouleaux de printemps , je préfère qu’ils se noient dans l’avarice plutôt que de leur laisser découper mon territoire. Bref, petit rappel de la barbarie  qui prend fin, Dieu merci, pour t’annoncer que ce matin Sur RFI, il était dit  qu’exclusivement 2 fils de pute on était jugé pour viol et le reste pour pillage…. Je pensais que cette info pourrait t’être utile.

— il y a 3 semaines
#rain  #rainin  #queen  #africa  #northkivu  #goma  #market  #people  #african  #bad season 

On accuse quelquefois les musées, notamment les musées d’art contemporain, de présenter seulement les œuvres, et non pas de les « expliquer ». On peut par exemple ressentir le besoin d’explication lorsque l’incompréhension domine. Pourquoi telle œuvre est-elle une œuvre d’art ? Quelles étaient les intentions de l’auteur ? En même temps, la question de l’explication d’une œuvre d’art ne concerne pas seulement celui qui ne comprend pas le statut artistique d’une oeuvre. Quelqu’un qui apprécie telle musique pourrait, à la question « pourquoi ? », répondre que « cela ne s’explique pas ». La question concerne la possibilité même de l’explication à propos de l’œuvre d’art. Car cela ne va pas du tout de soi. La définition de l’œuvre d’art est particulièrement problématique. L’art contemporain notamment a rendu quasiment impossible la tentative de donner des critères de ce qu’est une œuvre d’art. En même temps, certaines œuvres sont considérées comme artistiques et pas d’autres. On peut raisonnablement supposer qu’il y a des raisons pour donner ce statut à une œuvre. Expliquer, c’est justement rendre raison de quelque chose, c’est rendre intelligible une chose, un phénomène, en dévoilant ses causes. L’explication apporte donc une forme de connaissance. Toutefois de quoi s’agirait-il à propos d’une œuvre d’art ? Expliquer une œuvre d’art, serait-ce donner les causes à l’origine de son statut artistique ? Quelles pourraient être ces « causes » ? Est-ce exposer les intentions qui ont précédés la réalisation de l’œuvre ? Mais même en saisissant ce qu’a voulu réaliser l’auteur, cela expliquerait-il ce qui rend l’œuvre artistique ?

— il y a 3 semaines
#rwanda  #rwandese  #taxi  #taxi driver  #africa  #popular  #hutu  #friendship  #gisenyi 


Un journaliste a qualifié, à l’issue d’une victoire sur un champ de courses, un cheval de génie. Il affirme assurément  qu’une bête, étant dépourvue de conscience, ne saurait être géniale. Sa position semble pouvoir être consolidée par des arguments: les animaux ne donnent aucun signe qu’ils ont conscience d’eux-mêmes. Par exemple, ils sont incapables aussi bien de parler comme nous le faisons que de créer des objets techniques comme les nôtres. Cependant, comment se fait-il qu’un jugement aussi anodin que celui du journaliste puisse susciter l’indignation? Ce qui est suspect dans ce débat, c’est la passion qu’il suscite. Pourquoi nous intéressons-nous autant aux animaux? On peut supposer que certains intérêts sont en jeu, mais aussi que, dans ce débat, il est question de nous-mêmes et de notre conception de l’homme. La conscience, c’est la faculté mentale qui permet d’appréhender les phénomènes extérieurs (par exemple, sous la forme de sensations) ou intérieurs (tels que ses états émotionnels) et plus couramment sa propre existence. Si je suis triste ou heureux et que je me rends compte que je suis triste ou heureux, par exemple, je prends alors conscience de mes états affectifs.   Par définition on peut dire que l’on peut éprouver la conscience uniquement à l’intérieur. Comme Descartes nous l’a exposé. L’animal est-il doué de conscience. Il est possible d’en avoir directement la preuve. Mais cela dit, il faudrait  le lui demander. Et nous venons de citer le premier inconvénient, la faculté de parler. On ne peut avoir de preuve directe de présence ou d’absence de conscience animal.  On peut néanmoins vérifier indirectement, si l’animal possède une conscience. La conscience est purement intérieure, mais elle se manifeste par des signaux, qui sont visibles. La conscience rend possibles d’autres facultés qui, elles, peuvent être observées. Descartes donne deux exemples: l’usage de la parole et l’invention technique.

Un journaliste a qualifié, à l’issue d’une victoire sur un champ de courses, un cheval de génie. Il affirme assurément  qu’une bête, étant dépourvue de conscience, ne saurait être géniale. Sa position semble pouvoir être consolidée par des arguments: les animaux ne donnent aucun signe qu’ils ont conscience d’eux-mêmes. Par exemple, ils sont incapables aussi bien de parler comme nous le faisons que de créer des objets techniques comme les nôtres. Cependant, comment se fait-il qu’un jugement aussi anodin que celui du journaliste puisse susciter l’indignation? Ce qui est suspect dans ce débat, c’est la passion qu’il suscite. Pourquoi nous intéressons-nous autant aux animaux? On peut supposer que certains intérêts sont en jeu, mais aussi que, dans ce débat, il est question de nous-mêmes et de notre conception de l’homme. La conscience, c’est la faculté mentale qui permet d’appréhender les phénomènes extérieurs (par exemple, sous la forme de sensations) ou intérieurs (tels que ses états émotionnels) et plus couramment sa propre existence. Si je suis triste ou heureux et que je me rends compte que je suis triste ou heureux, par exemple, je prends alors conscience de mes états affectifs.   Par définition on peut dire que l’on peut éprouver la conscience uniquement à l’intérieur. Comme Descartes nous l’a exposé. L’animal est-il doué de conscience. Il est possible d’en avoir directement la preuve. Mais cela dit, il faudrait  le lui demander. Et nous venons de citer le premier inconvénient, la faculté de parler. On ne peut avoir de preuve directe de présence ou d’absence de conscience animal.  On peut néanmoins vérifier indirectement, si l’animal possède une conscience. La conscience est purement intérieure, mais elle se manifeste par des signaux, qui sont visibles. La conscience rend possibles d’autres facultés qui, elles, peuvent être observées. Descartes donne deux exemples: l’usage de la parole et l’invention technique.

— il y a 3 semaines
#gorillaz  #gorilla  #virunga  #rdc  #DRC  #goma  #north kivu  #june 2014  #nature  #africa  #animals  #love  #lovely 

C’est Lors d’une chevauchée dans les airs, que je te découvre toi, Maquisard de la nitescence et de l’excentricité, Tu vole en  aéronaute sans pourtour. Fantaisiste et espiègle, tu déguerpis en crayonnant des creux dans les nues.  Fugitif intrépide sans tableau de bord, je t’imagine trépasser dans les étoiles et te saisis voler en  éclat dans les grains de sable du désert. Détaché, passif, le ciel est ton berceau et la pureté des paysages déteint sur ton être, J’aime lors de mes croisières entrelacer tes ricochets dans le ciel. Seconde éphémère, je  réalise que tu es  peut-être de la race des petits princes,  Car une fois sur terre, je vois les faces déboutonnées par le labeur de la vie, l’échange est mort, les étoiles ne brillent plus, la tendresse est engloutie, champs de ruine, pâturage consumé pourtant même le guerrier par la présence de son ennemis, conçoit une union pour le pire. Chevalier du ciel, viens avec moi, bâtissons la citadelle terrestre au milieu des sables, bâtissons la citadelle de l’amour dans le cœur des hommes.

C’est Lors d’une chevauchée dans les airs, que je te découvre toi, Maquisard de la nitescence et de l’excentricité, Tu vole en  aéronaute sans pourtour. Fantaisiste et espiègle, tu déguerpis en crayonnant des creux dans les nues.  Fugitif intrépide sans tableau de bord, je t’imagine trépasser dans les étoiles et te saisis voler en  éclat dans les grains de sable du désert. Détaché, passif, le ciel est ton berceau et la pureté des paysages déteint sur ton être, J’aime lors de mes croisières entrelacer tes ricochets dans le ciel. Seconde éphémère, je  réalise que tu es  peut-être de la race des petits princes,  Car une fois sur terre, je vois les faces déboutonnées par le labeur de la vie, l’échange est mort, les étoiles ne brillent plus, la tendresse est engloutie, champs de ruine, pâturage consumé pourtant même le guerrier par la présence de son ennemis, conçoit une union pour le pire. Chevalier du ciel, viens avec moi, bâtissons la citadelle terrestre au milieu des sables, bâtissons la citadelle de l’amour dans le cœur des hommes.

(Source : airbender, via scabula)

— il y a 2 mois avec 362 notes
Quand je te remémore, je n’aperçois ni chair, ni figure, mais seulement ce haut de forme mobile qui passe et qui expire des clés de sol à mon cœur qui fait des farandoles. Assez ! Je t’expulse hors de ma zone, mais  à contre penchant, les vaisseaux sanguins se posent  et fredonne la romance du haut de forme.  Mon cœur stérile,  appel au secours, mon corps qui tente de percevoir la litanie, mais tous pleins de malice tu manie le charme, et les notes s’évaporent comme par magie. Musicien, magicien, les rôles s’entassent, et ton enchantement flétrit sur ma ferveur. Par tes perspectives je mets en chanson, les épisodes singuliers de mes passions.

Quand je te remémore, je n’aperçois ni chair, ni figure, mais seulement ce haut de forme mobile qui passe et qui expire des clés de sol à mon cœur qui fait des farandoles. Assez ! Je t’expulse hors de ma zone, mais  à contre penchant, les vaisseaux sanguins se posent  et fredonne la romance du haut de forme.  Mon cœur stérile,  appel au secours, mon corps qui tente de percevoir la litanie, mais tous pleins de malice tu manie le charme, et les notes s’évaporent comme par magie. Musicien, magicien, les rôles s’entassent, et ton enchantement flétrit sur ma ferveur. Par tes perspectives je mets en chanson, les épisodes singuliers de mes passions.

— il y a 3 mois avec 3 notes
#sicilia  #italia  #boat  #mediterraneo  #belissimo  #parlermo